Capitale historique de la céramique et terre de tolérance, Dieulefit conjugue art de vivre, patrimoine et douceur climatique. Les murs auraient tant à raconter et la nature a tellement à partager, ce pays invite au partage et à la contemplation, au tumulte des festivités et à la profondeur des rencontres.

« Lou tems passo, passo lou ben » ,« Le temps passe, passe le bien » cette maxime provençale, inscrite au fronton de la tour de l’Horloge, résume assez bien l’esprit de Dieulefit. Classée « station touristique » depuis 1928 et labellisée « Station verte » depuis 2014, la ville de 3 250 habitants anime chaque vendredi un marché provençal réputé, entre commerces, restaurants et établissements de santé où l’on vient depuis longtemps profiter d’un climat particulièrement favorable.

Ville et métiers d’art

La poterie est particulièrement importante dans l’histoire de Dieulefit et sa région : une production traditionnelle à usage domestique, à partir d’argile extraite localement, y est attestée depuis des siècles. De grands noms de la céramique du XXe siècle, comme l’orléanais Étienne Noël — pionnier de la céramique d’art dès le début des années 1920 — ou le parisien Jacques Pouchain (1927-2015), qui ouvrit en 1959 son propre atelier après avoir appris le métier à la faïencerie Coursange du Poët-Laval, ont marqué cette tradition de leur empreinte, exposant jusqu’au musée Cantini de Marseille et à la Biennale de Vallauris. Dieulefit conserve aujourd’hui l’une des dernières écoles de formation reconnues par l’État dans ce domaine, la Maison de la Céramique, fondée dans les années 1990 par Pouchain lui-même avec Serge Emiliani. La ville est labellisée « Ville et Métiers d’Art ». Potiers et céramistes exposent aujourd’hui leurs créations en atelier, en galerie ou en boutique — une tradition artistique élargie à la peinture et à la sculpture, avec plusieurs galeries installées au cœur du village.

 

La vie culturelle dieulefitoise se distingue par sa densité et sa diversité. Deux cafés-concerts et une salle de spectacle, La Halle, animent la ville tout au long de l’année, tandis que plusieurs lieux se transforment le temps d’une soirée pour accueillir concerts et spectacles : le théâtre de verdure du Parc de la Baume, les églises du village, certains restaurants, certaines places ou encore la piscine municipale, reconvertie le temps de quelques heures en scène à ciel ouvert.

Le spectacle vivant investit également la rue, avec des animations et du spectacle qui rythment la belle saison. Ce foisonnement s’appuie sur un tissu associatif particulièrement dense et sur une mobilisation locale remarquable — nombre d’habitants s’investissent bénévolement dans les troupes de théâtre, les écoles et les groupes de musique qui font vivre la ville, couvrant tous les styles et tous les publics : classique, populaire, musiques actuelles, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs.

La ville des Justes

Pendant la Seconde Guerre mondiale, aidée par une employée de mairie, Jeanne Barnier, qui fournissait de faux papiers, et par la solidarité de toute la population, Dieulefit a accueilli des centaines de réfugiés : résistants, enfants juifs et leurs familles, artistes, écrivains. L’initiative fut notamment portée par deux protestantes, Marguerite Soubeyran et Catherine Krafft, fondatrices en 1929 de l’école de Beauvallon. La population, qui s’élevait alors à 2 500 habitants, faillit doubler.

Neuf Dieulefitois se sont vu décerner le titre de « Juste parmi les Nations » ; historiens et presse évoquent volontiers le « miracle de Dieulefit », aucun réfugié n’ayant été dénoncé durant toute la durée de la guerre. Un mémorial à la résistance civile a été érigé en 2014 dans le parc de la Baume, et le sentier des artistes réfugiés retrace, en visite guidée, l’histoire de ceux qui trouvèrent ici asile.

 

A l’image de son histoire, et de son foisonnement culturel, Dieulefit bénéficie d’une nature particulièrement riche et généreuse.

Les chemins de randonnée serpentent dans les espaces boisés de châtaigniers et de chênes, non loin des premiers oliviers.

A l’image de l’Espace Naturel Sensible préservant La Montagne Saint Maurice, l’ensemble des massifs et des vallées environnants se prêtent au sport, à la promenade, à la découverte ou à la contemplation de la nature.

Lavande, herbes méditerranéennes, miel de lavande, truffe… et fromage Picodon, affiné selon la « méthode Dieulefit » complètent le tableau. Les papilles et les pupilles frémissent quotidiennement.

Que faire à Dieulefit :

Partez à la découverte des très nombreux bâtiments classés ou inscrits aux Monuments Historiques : le Beffroi inscrit, l’Eglise St Pierre, le temple, la Maison Reux,

Parcourir les sentiers de l’Espace Naturel Sensible de la Montagne St Maurice, haut lieu de préservation de l’environnement et de sensibilisation à l’écologie.

Flâner dans les ruelles du centre ancien médiéval, la Viale, avec le dépliant disponible à l’Office de Tourisme

Suivre la visite guidée de la Viale, proposée chaque mardi en juillet-août, et toute l’année sur commande.

Participer à la « promenade de santé » dans le centre ancien, une visite guidée originale.

Découvrir le Chemin des Artistes Réfugiés et le Mémorial dédié à la résistance civile, érigé en 2014.

Profiter de la balade « Fontaines et Bassins ».

S’enchanter avec les multiples animations et spectacles.

Visiter nos musées : la Maison de la Céramique et la Curioserie. Et visiter les galeries d’art et magasins d’artistes et artisans et l’ancienne Gare du Petit Train du Picodon..

Repères

Gentilé Dieulefitoises et Dieulefitois.
Population 3 289 habitants.
Superficie 2 742 hectares.
Altitude moyenne 386 mètres.
Labels Station touristique (1928), Station Verte (2014), Ville et Métiers d’Art.
Histoire notable Neuf habitants « Justes parmi les Nations » (Seconde Guerre mondiale).
Personnalités liées Étienne Noël et Jacques Pouchain, céramistes.
Produit AOP Picodon, « méthode Dieulefit ».
Remarquables Porte d’entrée du Parc Naturel régional des Baronnies Provençales.
Sentiers Huguenots et Vitrouillères, la chapelle St-Maurice, la forêt St-Maurice, la montagne des Ventes, la montagne de Dieu-Grâce et GR 965 sur les pas des Huguenots, GRP Tour de Pays de Dieulefit.

 

https://mairie-dieulefit.fr/

 

 

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