Embrassant de part et d’autre la rivière Roubion, Pont-de-Barret est un lieu de lien et de croisement, témoin des évolutions historiques locales. Le Roubion coupe le village en deux, l’église romane et quelques maisons d’un côté, le vieux village perché de l’autre. Pont-de-Barret se traverse comme on tourne les pages d’un livre d’histoire.

Blotti à 240 mètres d’altitude, abrité par un hémicycle de montagnes — Sainte-Euphémie au nord, Eson et Briesse à l’est —, le village est traversé de part en part par le Roubion, qui poursuit sa course vers le Rhône à Montélimar, 25 km plus loin. Ancienne cité gallo-romaine appelée Savenna, « riche plaine », installée à la confluence du Roubion et de la Rimandoule ; le site fut abandonné dès le IXe siècle par les habitants et les moines, qui se réfugièrent sur les hauteurs de Saint-Rambert, en rive droite, pour se protéger des invasions. Pont-de-Barret devint ensuite une fortification médiévale perchée, détruite à la fin du XIVe siècle et dont les ruines embellissent encore le village.

Au sommet de la montagne Sainte-Euphémie se dressait une chapelle, aujourd’hui disparue, où vécut un ermite au XVIIIe siècle ; la randonnée jusqu’au sommet récompense l’effort par un panorama sur les plaines et montagnes alentour.

La montagne d’Eson, avec sa barre de rochers rouges orientée plein sud, est très recherchée pour l’escalade, y compris en hiver.

Le village connut aussi, sur la route historique de la soie entre les filatures cévenoles et les fabriques lyonnaises, une industrie du moulinage florissante — deux corps d’usine de part et d’autre du Roubion en témoignent encore — avant que l’agriculture ne redevienne l’activité dominante.

Un collectif d’artistes, des artisans d’arts et des associations culturelles occupent ces sites aujourd’hui.

Au XXème siècle, les exploitations familiales pratiquaient la polyculture et l’élevage ovins, caprins, bovins, lait et viande. Les cultures de céréales à paille et de fourrage étaient majoritaires. La vigne tenait une place importante dans les coteaux ou terres de faible valeur agronomique.

L’agriculture a connu une grande mutation après la 2ème guerre mondiale. A ce jour, le lavandin et les chênes truffiers ont remplacé la vigne. Grâce à l’arrivée de l’irrigation, les cultures de semences (maïs, tournesol) ont pris la place des céréales à paille.

Que faire à Pont-de-Barret :

Découvrir l’église Notre-Dame-la-Brune (XIIe siècle), classée Monument Historique, les calades, le vieux pont, le kiosque et la Vierge.

Se baigner ou se promener le long du Roubion.

Grimper à la montagne d’Eson, sites d’escalades réputés.

Randonner jusqu’au sommet de Sainte-Euphémie pour son panorama.

Repères

Gentilé Pontoises et Pontois.
Population 672 habitants.
Superficie 1 660 hectares.
Altitude moyenne 240 mètres.
Ancien nom Savenna (cité gallo-romaine).
Monument classé Église Notre-Dame-la-Brune (XIIe siècle, MH).
Sentiers La montagne d’Eson, le plateau de Briesse et les balcons de Briesse.

 

 

 

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